Il ne reste à cet endroit que les deux piles de la Porte de Paris de chaque coté de la rue, elle se trouve maintenant dans les Basses promenades, près du Cirque.


Cette porte, grille en fer forgé , aux armes de France, fut inaugurée en 1776, elle se trouvait aux abords de la Vesle, elle fut déplacée en 1847, et remontée ici à la hauteur des anciens abattoirs. Devant le trafic automobile grandissant elle sera à nouveau démontée en 1949, séjournera jusqu'en 1953 dans des caisses, année où elle sera remontée dans les basses promenades. la porte Paris est l'oeuvre de deux serruriers rémois Lecoq et Revel, commandée pour le sacre de Louis XVI en remplacement de la porte Vesle, la porte ne sera achevée qu'en 1776, soit un an après le sacre.... en 2000 elle sera nettoyée. Avec ou sans porte, pour bon nombre de rémois le quartier et le carrefour Martin-Pellier sont toujours celui de la Porte de Paris.
Porte classée aux monuments historiques le 18-12-1919 [source CFPPHR]

 

Rue du Colonel Fabien, Pierre Félix Georges, dit (baptisée en 1946) Il fit partie des Jeunesses Communistes. Il commença des actions de résistance sous le pseudonyme de Frédo. Commandant FTPF ( Francs Tireurs et Partisans Français) à Paris pendant la 2ème guerre mondiale (21/09/1919-27/12/1944) Il commit le premier attentat le 21/08/1941 contre un officier allemand, l'aspirant Moser; ce qui amena une répression dont pâtit D’ Estienne D’ Orves et d’autres. Après la libération de Paris, il forma une unité de 500 hommes incorporés dans l’armée française sous le nom de 151ème régiment d’infanterie. Mort au combat en Alsace. [source J-C Thuret]

 

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P-Freville-20-02Véritable système de « douane locale », l’octroi fut une structure particulièrement importante pour les revenus communaux. Toutes les denrées, tous les biens, matériaux et produits destinés à la consommation ou aux fabrications locales en provenance de l’extérieur de la commune étaient taxés par le biais de cette imposition indirecte et venaient grossir les recettes communales. Cette taxe était donc une sorte d’ancêtre de la T.V.A appliquée au niveau des localités.

Le terme « Octroi » vient d’octroyer qui signifie accorder : La ville octroie (accorde) l'entrée de marchandises en échange d'une taxe.

Cet impôt existait déjà chez les Romains. Il apparut en France, dès le XIIIème siècle et les rois s’approprièrent peu à peu une partie de cette lucrative recette à partir du milieu du XVIIème siècle. Il fut aboli en 1791 après la Révolution, conformément au principe d'égalité devant l'impôt. Mais, très vite, on se rendit compte du manque à gagner pour les municipalités. Aussi le Directoire, le Consulat et, enfin, l'Empire le réinstaurent et le généralisent. C’est donc durant le XIXème siècle que l’octroi fonctionnera à plein.

On y retrouve donc tous les produits de l’économie locale avec encore : la viande salée, les abats, le son, l’avoine, l’orge, le foin, le fourrage, le vinaigre, le bois à brûler, le coke, le charbon, le bois, les sarments, les bougies, les cierges, les chandelles, le saindoux, les huiles minérales, la chaux, le plâtre, le ciment, les briques, les tuiles, les menuiseries, le blanc de céruse et même le savon ordinaire…Mais ces taxes furent toujours mal acceptées par la population gênaient le développement d'une économie moderne.

Inapplicables, de gestion complexe, peu pratiques voire injustes, elles furent définitivement supprimées à la fin de la deuxième guerre mondiale, mais furent vite remplacées par le relèvement des taxes locales sur les ventes au détail et les prestations de services. Car, en matière d’impositions, chacun sait qu’il n’y a pas de miracles… Et que ce que l’on cède d’un côté, on le reprend vite d’un autre !...

  

Il existait donc des « Maisons de l’Octroi » à chaque entrée de ville comme celle Porte de Paris et celle à l’entrée venant de Chalons (entre autres)


Emmanuel-Marie Sallé

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