En 1919, alors que le Nord-Est de la France, en ruine, commence à se redresser, des éditeurs de cartes postales inscrivent sur leurs clichés de Reims l'annotation suivante :  "Notre Grande Ville du Front".

La première raison à cela est que Reims fut la plus grande ville du pays, en terme de population, à se trouver directement sur la ligne de front pendant les quatre années de la Grande Guerre.

La deuxième raison est que le tourisme de mémoire commence à se développer et qu'il faut montrer les destructions de la Ville Martyre qui, avec sa cathédrale, devient le symbole de la victoire nationale (et internationale) sur la barbarie ennemie.

 

Quant à la Porte du Chapitre, elle est un exemple typique de l'architecture qui a marqué la transition du style gothique à l'art de la Renaissance.

Rappelons le petit tour de force réalisé par les architectes et entrepreneurs à la reconstruction de Reims : la RN 51 (Charleville-Epernay) qui traverse la ville, a été élargie. La porte a donc été démontée entièrement, ses pierres numérotées et remontées fidélement sur l'alignement de la rue élargie, un peu en retrait de son emplacement d'origine.

Source : "Reims, ses rues, ses places,ses monuments"  de Daniel Pellus, éditions Horvath.

 

Pour en voir plus sur place  :  2G... 3G... 7G... numéros de re-pose toujours visibles au revers de la Porte.

Pour en savoir plus dans d'autres documents (Rha)

 

C'est pour cette dernière raison qu'elle ne peut pas apparaitre au même endroit en comparant la photo actuelle et la carte postale.

CPA et photo actuelle : Béatrice Keller 

 

PorteChapitre1.jpgPorteChapitre2.jpg

 

 

 

 

 

                                                                                              7-PorteChapitre-RA-1.jpg                                                                                                      

 

Montage Béatrice Keller. 


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