La création d'un distributeur urbain pour mieux irriguer et desservir la ville, le long de la Vesle, a nécessité la création de la bretelle inesthétique qu'on peut voir sur cette vue actuelle.

 

Pour comprendre le changement spectaculaire opéré entre ces deux vues, il faut savoir que :

Le plan Rotival a été élaboré dans le cadre de la nouvelle réglementation qui institue en 1958 les plans d’urbanisme directeurs qui tracent le cadre général d’aménagement et de développement des villes. Ces plans sont induits par l’essor démographique avec une population qui double entre 1954 et 1968 (baby-boom) et par le développement économique de l’après-guerre et de la reconstruction après la seconde guerre mondiale.

Dépassant le strict cadre de la réglementation des anciens plans et leur vision empirique de l’avenir, la municipalité rémoise qui connaît un nouveau dynamisme avec l’élection de Jean Taittinger comme député de la Marne en 1958 et comme maire de Reims en 1959, va engager une nouvelle dynamique de développement rompant en cela avec l'approche prudence et limitée de la municipalité précédente avec le pharmacien René Bride. C'est dès 1956 que le CEARR prend contact avec l'urbaniste Maurice Rotival (1897-1980) associé à Henri Prost un des premiers urbanistes de la SFU et membre du Musée social. Dès 1958, Jean Taittinger intervient auprès du Ministre de la construction, Pierre Sudreau qui choisit Reims comme champ d'application de la méthode de "planification scientifique" développée par Maurice Rotival. C'est à cette époque que Jean-François Gravier dresse son bilan d'une France coupée en deux : Paris et le reste, avec son ouvrage : Paris et le désert français. Aussi, la stratégie développée par le nouveau pouvoir local regroupé autour du CEARR et la CCI avec Jean Taittinger va être d'attirer à Reims des entreprises trop à l'étroit dans le contexte parisien pour induire une dynamique de développement de la région rémoise afin de prendre le relais d'une industrie textile sur le déclin.

Source Wikepédia

 

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Par contre l'aménagement de la Coulée verte, plus récente, trait d'union entre l'est et l'ouest de la ville, évolue entre la Vesle et le canal c'est un espace qui, au fil de l'eau, se prête aux pratiques sportives, à la promenade, aux animations.

coulee-verte.jpg

Libergier, rue [1836].

<=8-12, rue Chanzy, =>13-15, boulevard Paul-Doumer.
700 mètres de longueur.
La rue fut nouvellement ouverte dans l’impasse Saint-Denis en 1828. Elle fut tracée au 19e siècle à travers le jardin des Carmélites, ouvrant ainsi une belle perspective sur la cathédrale. En 1853 fut établi le projet de prolongement jusqu’au canal. Lorsqu’en 1886 on débaptisa la rue Sainte-Catherine pour prolonger la rue Libergier jusqu’à la cathédrale, on exprima le regret que le nom de Robert de Coucy ne fut pas donné à la grande et large voie qui s’étendait du parvis au canal. C’est le nom qu’elle eût dû porter ; l’histoire l’imposait, dit-on. En débaptisant à nouveau ce tronçon, en 1936, en l’honneur de Rockefeller, la rue Libergier retrouva ses dimensions d’avant 1886.

(XIIIe siècle). Hugues Libergier, architecte de l’église Saint-Nicaise, de 1229 à sa mort en 1263, et non de la cathédrale. Libergier était un laïc et non un moine comme l’a longtemps indiqué la plaque de rue, encore en 1933, malgré les réclamations de Gustave Laurent.

Source Jean-Yves Sureau dans La Vie rémoise

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