Le Jardin est coincé entre le boulevard du Général Leclerc, la rue Bir Hakeim, le boulevard Louis Roederer et le boulevard Maurice Noirot  qui longe le canal, il se prolonge au nord-est par les promenades et rejoint beaucoup plus loin la place de La République. On voit encore le "chalet de la Patte d'Oie" de style hispano-mauresque à gauche de la CPA

 

Carte postale ancienne : collection personnelle

Elle a été envoyée en novembre 1905

Historique

  • 1733, le jardinier rémois Jean LE ROUX créé un mail d'ormes sur une perspective qui englobe les Promenades et la Patte d'Oie.
  • 1746 à 1749, extension des plantations.
  • 1883, le paysagiste DURAND réaménage le parc en un "jardin à l'Anglaise".
  • 1892, dans le cadre de sa participation à un concours agricole, le paysagiste Édouard REDONT offre l'aménagement d'un "ruisseau alpin".
  • 1991, destruction du bâtiment mauresque en vue de la transformation du jardin
  • 1994, transformation en "jardin moderne" associée à la construction du Centre des Congrès. L'eau devient l'élément majeur.

 

Notre très regretté Olivier Rigaud, décédé l'année dernière, dans le Bulletin d'Amicarte51,  avait écrit un article sur l'architecture Hispano Mauresque à Reims, en voici quelques extraits :

 

"... à la fin du XIXe siècle, nous sommes en plein période coloniale. Un enfant de Reims, Jean-Baptise Drouet, comte d'Erlon, a terminé sa carrière comme maréchal après avoir été gouverneur de l'Algérie...

... on retrouvait à la buvette de la Patte d'Oie, démolie en 1991, dans le cadre de la rénovation du parc, ce genre de style, ce bâtiment avait été réalisé juste un siècle auparavant...
...La synagogue de la rue Clovis offre ce type de décoration dans son architecture intérieure...

...Il y avait dans le même style le portail de la brasserie située à coté du "Casino' de la rue de l'Etape, daté de 1874 et oeuvre de l'architecte Fossier...

...Les années vingt et la reconstruction nous ont offert au moins deux décors intérieurs rémois de ce style : le "Palais Mauresque" de l'établissement "Le lit d'Argent' de la maison d'ameublement Thouant, dû à l'architecte Abel Robert, situé 79 place D'Erlon et inauguré en 1923, ce bâtiment repris par la chaîne de MASM Goulet-Turpin deviendra peu de temps avant la guerre le "Chanteclec" avant de disparaitre pour laisser la place à un fast-food.

Le deuxième édifice des années vingt fut "le Palais Oriental", la célèbre maison close de la rue de la Magdeleine"
Voir sur ReimsAvant ce Palais oriental

Olivier Rigaud

 

patte-d-oie.jpg

 

 

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