La déclaration de guerre suivit de très peu l'ordre de mobilisation. Déjà les troupes de couvertures étaient parties : le 16e Dragons avait pris la route le 31 juillet à 21:45 h suivi par le 22e Dragons à 22:15 h puis le 132e d'Infanterie à 2:30 h du matin à pied, aux accents de la Marseillaise et du Chant du Départ, devant une foule bouleversée.

 

La gare de Reims devint gare régulatrice pour le ravitaillement de la Ve armée (320 000 hommes, 87 000 chevaux). 21000 trains y passèrent du 3 au 19 août, un toutes les 4 minutes, chargés de troupes et de matériel, et ramenant blessés et prisonniers. La gare était le pôle d'attraction. On y allait aux nouvelles. Cependant la cité restait calme et s'organisait. Le Conseil municipal, sous la présidence du Docteur Langlet, tint de nombreuses réunions.

 

Le centre hospitalier se prépara pour accueillir 1500 blessés. Reims, base sanitaire, était aussi base de ravitaillement, avec une immense boulangerie de campagne cuisant jour et nuit, et des parcs de stationnement pour camions et autobus parisiens transformés en boucheries ambulantes.

 

Source : Reims pendant la Grande guerre, Jean-Pierre Procureur, éd : SPRL SODIM, Bruxelles, avant-propos : Jean Taittinger.

Carte Postale Ancienne : Pierre Fréville

 

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