Entre septembre 1914  et juin 1915, c'est presque 30 000 obus qui tombent sur la ville, faisant plus de 600 morts et endommageant près de 3 900 maisons.

Beaucoup de Rémois évacuent leur ville en utilisant le C.B.R. (Chemin de Fer de la Banlieue de Reims). La gare de Reims étant inutilisable et selon les conditions de bombardement, ils embarquaient à l'arrêt Reims Promenade ou Maison Blanche.

La circulation se fait vers Châlons ou Épernay,

Bientôt, les lignes de Bezannes à leur tour furent coupées, et c’est jusqu’à Pargny-lès-Reims qu’il fallut aller prendre le train. Le C.B.R évacua environ 1 000 personnes par jour. En août 1915, la ville ne comptait plus que 26 000 habitants qui étaient en grande partie ravitaillés par le chemin de fer.

L'armée utilisa certaines lignes du réseau CBR comme voies ferrées des réseaux de l'artillerie au front (voie étroite). Elles servirent au transport des blessés et du matériel militaire. Une extension fut mise en place pour ravitailler le fort de la Pompelle.

À la fin de la Première Guerre mondiale, les C.B.R. furent décorés de la Croix de guerre.

Source : Wikipédia

 

La carte postale montre le C.B.R. à son arrêt des Promenades, le long du boulevard Roederer (aujourd'hui Joffre). La gare est située un peu avant sur la gauche et non visible sur la photo. C'est l'immeuble au coin de la rue Villeminot-Huart qui sert de point de repère.

Aujourd'hui, la configuration du boulevard est complètement différente avec le passage sous-terrain pour les voitures, ce qui libère le parvis de la gare.

Le C.B.R. ne passe plus depuis longtemps, mais le tramway a fait sa réapparition. 

 

 

Photo : Béatrice Keller 

 

 

CBR-Gare.jpg 

 

 

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