Carte postale ancienne : collection Denis Germain

Royale, place. <= 1-2, rue Carnot, => 1-2, rue Cérès. 70 x 65 mètres.

Place Nationale, en 1792, puis place Impériale, en 1803, à nouveau place Royale en 1814, elle redevint place Nationale de 1848 à 1852. En 1848 on voulut fondre la statue de Louis XV pour la remplacer par celle de Colbert. À nouveau, en 1885, on proposa de débaptiser les place et rue Royale pour leur donner le nom de la République et de demander à René de Saint-Marceaux de remplacer la statue de Louis XV par le Génie de la Révolution. Puis le 29 juillet 1887 on décida du changement du nom de place Royale en place Nationale. On fit observer que le changement n’empêchera pas le public de lui conserver son appellation actuelle, un amendement spécial fut demandé et le maintien du nom de place Royale mis aux voix fut adopté par 12 voix contre 5. Au surplus M. Mennesson désirait savoir ce que voulait dire place Nationale, ce sont deux mots placés à la suite l’un de l’autre ; mais quand on y réfléchit, on ne leur découvre aucune signification… En 1894, Clovis-Chézel demanda la disparition de la statue de Louis XV. L’idée fut reprise, en 1900, par Charles Arnould qui proposa de déplacer la statue d’un des plus tristes rois qu’ait enregistré l’histoire… selon ses propres termes. Heureusement, il rencontra une vive opposition et Saint-Marceaux déclina l’offre de remplacer la sculpture…

Conçue par Lévesque de Pouilly et Rogier, exécutée par Coquebert, Sutaine et Clicquot-Blervache, la place Royale fut construite à la place du Grand Credo. On appelait ainsi tout un quartier de vieilles maisons en bois et de bicoques insalubres, séparées par des rues tortueuses et étroites, et où la circulation était fort périlleuse ; en outre la population vivait dans la crainte perpétuelle d’un incendie. Les plans de la place et des immeubles qui la bordent furent établis par l’ingénieur Legendre et exécutés à partir du 5 décembre 1757. Les travaux prirent fin, sans être achevés, le 29 septembre 1760. Le monument de Louis XV, par Pigalle, fut inauguré le 26 août 1765. L’artiste s’est représenté sous les traits du Citoyen. La statue a été détruite à la Révolution et remplacée en 1819 par une œuvre du sculpteur Cartellier. Les figures allégoriques, de part et d’autre du socle, sont d’origine. L’allégorie féminine était une prouesse technique, car d’une seule pièce. Le bronze en fusion devait couler par la main qui tient la crinière du lion. La place Royale reçue 20 lanternes en fer forgé vers 1765 et fut pavée en 1766.

Source : La vie Rémoise, Jean-Yves Sureau

La place Royale après la Grande Guerre

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